Moiteur

Une langue de fumée

lèche les fibres de mon front

où goutte une larme de sueur,

la salive de ta peur.

Avant d’être sillonnée d’acide

je me dissolve

vaporisée dans la brume,

sauvée.

À cœur ouvert

À choisir entre homme ou animal, affamé de pouvoir, il a préféré déployer ses ailes sombres sur un horizon de lichen.

Des fourmis dans le corps, ma nature florifère se révèle en bulbes, racines, grain de peau. De ces greffes, germent les premières systoles. Étendus côte à côte toute une saison, ses soubresauts d’outre-tombe ont l’effet d’électrochocs.

Une détestable promesse de retour à la vie étouffe sa méfiance. Ma colère nue peut enfin imploser. Un festin écorché. Mon cœur empoisonné. Qu’il le mange !

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