Mon arbre

Sur la côte effondrée, mon arbre, courbé par le vent, redoute le point du jour. Tes racines plongent dans un flux iridescent, tandis que la falaise de calcaire tente de résister, strate après strate, à l’assaut des vagues et du temps.

Bientôt, ce sont des rayons de soleil qui transpercent ta peau de feuilles; et sur la mienne, une tempête s’amuse à y projeter des ombres nervurées.

Collée à ton écorce, je ferme les yeux et deviens ton parfum. Le long de tes tiges, l’eau ruisselle comme des perles autour de mon cou.

C’est par toi que je respire, et dans mon ventre, j’entends le gazouillis d’un oiseau. Sur mes lèvres de sel, plus de mots inutiles. Mes veines irriguent le paysage peu à peu.

Enfin, quand l’ombre de la nuit étouffe le faisceau de tes branches redevenus calmes, tu aspires à faire tomber les lucioles du ciel, dans ma chevelure.

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Méduse : Aquatinte aquatique

La morsure de l’acide a provoqué des signes aléatoires et des cicatrices sur cuivre. Plus les gerçures sont profondes, plus l’encre y reste emprisonnée et la danseuse de flanelle vengée.

À travers sa peau translucide, résonne l’écho des contractions de son corps contre l’attirance du vide. De cette obscurité amère, gonfle la sécheresse de sa désinvolture froide.

Porté par le flux marin et déterminé à s’extraire des abysses, l’hydre perpétuel, finira, dans un dernier battement, par échouer sur un rivage de résine. Exsangue et piquant, dans une solitude de perchlorure, il se métamorphosera à la prochaine effervescence.

 

Arbre

Nouveau travail en cours sur le thème de l’arbre, « Mon arbre », pour être plus précise. Arbre et feuilles ont déjà été une source d’inspiration pour mes premières gravures. Comment transformer un motif pour qu’il puisse m’identifier ?

Lire la suite « Arbre »

A cœur ouvert

Première pointe sèche sur plaque de cuivre, voici une épreuve-test qui montre un certaine fragilité du trait peu encré. Il faudrait tenter le burin pour pouvoir affirmer les contours et travailler le sujet avec beaucoup plus de détails !

Hôtel

Pour le concours Mini Print organisé par l’association Graver Maintenant, lors de la 1ère biennale de l’estampe contemporaine de Dreux (juillet – août 2016), j’ai proposé une pointe sèche sur plexi d’un poème d’Apollinaire, Hôtel. En fait, le poème n’est pas entièrement écrit et repose donc sur le souvenir éventuel du lecteur et sur un jeu de positif / négatif où l’on peut lire le texte et son « reflet ». Apollinaire, inventeur du calligramme, ne l’avait pas écrit (ou dessiné) sous cette forme, voilà chose faite !

Hôtel mis en musique par Francis Poulenc.

Revu et corrigé par le groupe Pink Martini !

Site du concours Mini Print.

Pointe sèche sur plexi
Hôtel d’Apollinaire

Vue sur l'expo Mini Print 2016, Dreux Expo Mini Print 2016, Dreux

Concours Mini Print 2016 de Dreux
Concours Mini Print 2016 de Dreux

Gravure sur plexi vengeur

Second cours que j’avais préparé en gravant un arbre déraciné sur une petite plaque de plexi. Au fur et à mesure des impressions, cette plaque va d’ailleurs mal réagir pour, au final, littéralement fondre, mettant fin à cette journée d’expérience !

Pointe sèche sur plexi

Pointe sèche sur plexi

Pointe sèche sur plexi

Premiers essais

Cette année, j’ai la chance de commencer des cours de gravure avec Catherine Gillet. Premier cours et exercices de pointe sèche sur CD !

Dessins improvisés sur un support inattendu puis impressions sous presse.

Pointe sèche sur CD

Pointe sèche sur CD

Pointe sèche sur CD

Pointe sèche

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