L’horizon

Les yeux se ferment tout seuls Lire la suite « L’horizon »

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Dans le parc

Il prend l’aplat de son pinceau

pour le début de sa chevelure et

pigmente brin par brin

le velouté parfait d’un instant.

Il efface au fur et à mesure

cet instant ensaché

et délivre les heures colorées.

Des jeunes filles se retournent enfin

sur le souvenir du papier cerclé de verre

d’une femme en noire

encore assise au bord.

En saisissant l’œil de l’intérieur,

personne ailleurs sur les cimaises,

elles lui donneront un nouveau visage

dans lequel chacun se reconnaîtra.

Nuages

Comment ne pas croire que nous sommes dans un tableau quand on regarde le ciel ?

Sfumato de blancs, de bleus et de gris gazeux. Traces de pinceau… Un courant d’air, insoupçonnable, rend possible n’importe quelle traversée entre les pays et les âges : rentrer dans les ruelles de Delft, retourner dans un passé vernissé, redevenir un enfant émerveillé dans un musée.

Mais si ce secret devait être éventé, je ne pourrais plus croquer de la barbe-à-papa évanescente et chevaucher d’animal fantastique. J’aimerais pourtant, encore une fois, toucher la peinture (surtout si c’est interdit) et … cumulonimbus de couleurs sur les doigts et sur le nez ! Alors, chut !

Laissez-moi dans ce paysage sagement horizontal, inventer l’ascension atmosphérique de mon cœur toujours enfantin.

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