Soleil d’herbe

Même les yeux fermés

voir la beauté verte des feuilles

qui se balancent

au vent.

Sans s’y attendre, entendre

le chant d’un coq entêté

au milieu de l’après-midi.

Se désaltérer avec de l’eau

mentholé

et se reposer.

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Orage

Paratonnerre écervelé, je cherchais à mesurer l’avidité de mes désirs. Sous les marbrures d’un dôme funeste, les bras levés, je me livrais à l’ultime révélation. Rayonnante d’éclairs, mon visage détrempé, je présageais seulement de mon invisible folie.

À cœur ouvert

À choisir entre homme ou animal, affamé de pouvoir, il a préféré déployer ses ailes sombres sur un horizon de lichen.

Des fourmis dans le corps, ma nature florifère se révèle en bulbes, racines, grain de peau. De ces greffes, germent les premières systoles. Étendus côte à côte toute une saison, ses soubresauts d’outre-tombe ont l’effet d’électrochocs.

Une détestable promesse de retour à la vie étouffe sa méfiance. Ma colère nue peut enfin imploser. Un festin écorché. Mon cœur empoisonné. Qu’il le mange !

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