Dommage (collatéral)

La joue contre le sol aride

avalant du sable qui se mélange au sucre

et au sang,

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Haïku de jour

Paupières gonflées

Songe du bébé bercé

Bouclettes dans l’oreille.

Peur enfantine

De sous un grand échiquier de terre damée, une fillette émerge et exhume la Peur, que l’Immensité autour, entremêle en elle. Le soleil blanc est aussi immobile que vide. D’allure inoffensive, cette planète inanimée exhale le vertige de l’insipide.

Fébrile, la fille se dérobe. Au réveil, le même malaise agoraphobe la recrache là-bas, ou est-ce l’inverse. Soumise aux règles, elle se rendort, en équilibre entre maladie mentale et hallucination.

Orage

Paratonnerre écervelé, je cherchais à mesurer l’avidité de mes désirs. Sous les marbrures d’un dôme funeste, les bras levés, je me livrais à l’ultime révélation. Rayonnante d’éclairs, mon visage détrempé, je présageais seulement de mon invisible folie.

Nuages

Comment ne pas croire que nous sommes dans un tableau quand on regarde le ciel ?

Sfumato de blancs, de bleus et de gris gazeux. Traces de pinceau… Un courant d’air, insoupçonnable, rend possible n’importe quelle traversée entre les pays et les âges : rentrer dans les ruelles de Delft, retourner dans un passé vernissé, redevenir un enfant émerveillé dans un musée.

Mais si ce secret devait être éventé, je ne pourrais plus croquer de la barbe-à-papa évanescente et chevaucher d’animal fantastique. J’aimerais pourtant, encore une fois, toucher la peinture (surtout si c’est interdit) et … cumulonimbus de couleurs sur les doigts et sur le nez ! Alors, chut !

Laissez-moi dans ce paysage sagement horizontal, inventer l’ascension atmosphérique de mon cœur toujours enfantin.

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