Réverbères blancs de nuit

Les giboulées de mars et son Agenda Ironique nous transportent chez Iotop, qui nous propose un exercice d’écriture sur le thème du lampadaire, visiblement cher à son cœur😉. Il nous impose aussi les mots suivants : Chesterfield / émétique / Atlantique / évocateur. C’est parti ! (Préparez-vous à des rimes et à une forme de rondeau tout à fait personnelle…)

Quand vient la nuit, mon égarement demeure

accroché aux réverbères, sans lourdeur

dans un décor blanc et évocateur :

l’herbe humide devient acrylique

coupé ras, son parfum émétique.

Un brouillard, saturé de torpeur

coule entre nos doigts qui à peine, s’effleurent.

Au fond de mon Chesterfield confesseur,

je referme sur moi l’Atlantique

en attendant que se réveille sa liqueur

et que disparaisse l’écume, cette épaisseur

creuse, lumineuse et inique

jusqu’à un matin doré et tellurique.

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21 commentaires sur “Réverbères blancs de nuit

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