Ciseler la solitude

C’est alors que la gouge affine le morceau de bois,

taille le visage, tout au bord, la bouche. Çà et là, les copeaux tombent des cheveux – un nez se dégage, les fentes des yeux se dessinent.

Puis, le sculpteur, lentement, souffle sur les nervures et les narines. La pulpe de ses doigts comble les rides, et réchauffe les pupilles qui se dilatent.

Il cherche à faire naître l’inanimé, à rendre visible le trouble de l’être. La poussière dans les yeux, la salive au coin des lèvres ; tout cela pour voir (peut-être) des taches de rousseur, ou des larmes coulées, le long des joues d’ébène.

Publicités

5 commentaires sur “Ciseler la solitude

Ajouter un commentaire

Si vous le souhaitez, faites moi part de vos impressions...

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :